2008/12/01

Abbé Cochin

L'abbé Cochin est le fondateur de l'hôpital qui porte son nom, à Paris.

Jean Denys Cochin (1726-1783) fait ses études au collège de Pontoise. Ordonné prêtre à 26 ans, il est nommé vicaire à Saint-Étienne-du-Mont en 1755. Il devient curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, paroisse sur laquelle se trouvent beaucoup de pauvres. Il fait construire des maisons dont le prix peut être acquitté aux moyens de loyers pendant vingt ans. Il établit un ouvroir pour les personnes âgées, fait imprimer un propre pour sa paroisse et fait preuve d'un grand zèle pour le soulagement des pauvres. Les malades surtout et les vieillards ont sa prédilection : il conçoit le projet d'établir un hospice destiné à recevoir les malheureux souffrants de sa paroisse (en grande partie victimes de fièvres).

En 1870, il réalise ce projet, et construit un hôpital pour lequel il donne lui-même 37 000 livres et obtient le concours des habitants.

L'abbé Cochin meurt le 3 juin 1873. Il est inhumé à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas.

Eglise Saint-Jacques-du-Haut-Pas
252, rue Saint-Jacques, 5ème arr.

RER B, Port Royal

2008/11/17

Mgr Jean Rodhain

Jean Rodhain (1900-1977) fut présent dans tous les événements de ce XXème siècle d'une formidable densité. Aumônier de la Jeunesse ouvrière chrétienne, il organisa les secours spirituels pour les prisonniers en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. A peine sorti de ce conflit, l'abbé Rodhain fondait le Secours catholique.

Dès le départ et depuis plus d'un demi-siècle, l'organisme de secours de l'Eglise catholique est présent sur tous les fronts de la misère. Ce sont, dans les débuts, les personnes victimes de la guerre qui sont secourues, puis les vieillards, les enfants des milieux défavorisés, les victimes de catastrophes... Une charité qui s'étend peu à peu et intervient bientôt à travers le monde, en Palestine, en Inde, en Afrique.

Inventeur de solidarité, Jean Rodhain met sur pied des "micro-réalisations" qui établissent des ponts entre le tiers-monde et l'occident. Fondateur audacieux, il crée des cités-secours, à Paris, à Jérusalem, à Lourdes, pour accueillir les personnes pauvres. Homme de prière, il participe activement aux travaux du concile Vatican II. Infatigable, il travaille encore au niveau international pour que l'Eglise soit toujours un peu plus "l'Eglise des pauvres", selon le désir de Jean XXIII.

« La charité n'a pas d'heure », répète-t-il sans cesse pour inviter son entourage à rester toujours en éveil.

Après une vie consacrée à rendre la charité vivante, dynamique, concrète, Jean Rodhain s'est éteint à Lourdes, à l'âge de 77 ans. Présent dans tous les diocèses de France, membre de Caritas international, réseau mondial de la solidarité catholique, le Secours catholique, fort de 78 000 bénévoles et de 800 permanents, poursuit l'action lancée par Mgr Rodhain dont le message reste aujourd'hui d'une surprenante actualité.

Secours Catholique
106, rue du Bac, 7ème arr.
M° Sèvre-Babylone

2008/09/22

Saint Jean Bosco

Jean Bosco (1815-1888) est un fils de pauvres paysans piémontais. Adolescent, il joue à l'acrobate pour distraire sainement les garnements de son village. Devenu prêtre en 1841 à force de sacrifices, il se dévoue aux jeunes ouvriers de Turin abandonnés à eux-mêmes. Il crée pour eux un centre de loisirs, un patronage, puis un centre d'accueil, puis des ateliers. Rien de tout cela n'était planifié à l'avance, mais ce sont les besoins immenses qui le pressent. Jamais il ne refuse d'accueillir un jeune, même si la maison est petite, même si l'argent manque. Plutôt que de refuser, il multipliera les châtaignes comme son maître multipliait les pains en Palestine. Sa confiance absolue en la Providence n'est jamais déçue. Ses "enfants" seront bientôt des centaines, et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s'installer près de lui et jusqu'à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudera leurs vêtements.

Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l'amour. Pour ses garçons, il fonde l'Oratoire, l'Oeuvre, qui sera à l'origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l'hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.

Le Pape Pie XI a proclamé sa canonisation en 1934.
A Paris, une église lui est dédiée dans le 20ème arrondissement. Elle fut construite à partir de 1933 par l'œuvre des "Chantiers" du Cardinal Verdier.

Eglise Saint-Jean-Bosco à Paris
79, rue Alexandre Dumas, 20ème arr.

Claude Poullart des Places

Claude Poullart des Places est né à Rennes, le 26 février 1679. Son père, avocat et homme d'affaires, souhaitait pour lui un avenir dans la magistrature, mais, après des études de droit, Claude se dirigea vers le sacerdoce.
A Paris, il regroupa autour de lui un certain nombre d'étudiants ecclésiastiques, dans le but de former des prêtres pauvres pour les œuvres les plus délaissées : "Le dimanche de la Pentecôte, 27 mai 1703, Messire Claude Poullart des Places, n'étant lui-même qu'un aspirant à l'état ecclésiastique, a commencé l'établissement d'une communauté et d'un séminaire consacré au Saint Esprit, sous l'invocation de la Vierge conçue sans péché." C'est là l'origine de la Congrégation du Saint-Esprit.

Son fondateur, ordonné prêtre le 17 décembre 1707, mourut d'épuisement le 2 octobre 1709, à l'âge de 30 ans. Ses funérailles se déroulèrent dans la simplicité, en accord avec l'esprit de pauvreté qu'il avait prêché en paroles et en actes. Sa dépouille mortelle fut déposée dans une fosse commune, au cimetière de l'Eglise de Saint-Étienne.
En l'absence de tombeau, un mémorial placé dans la chapelle de la Maison Mère entretient son souvenir. L'enquête pour sa canonisation a été ouverte par le diocèse de Paris, le 1er octobre 1989.
L'année 2009 marque le troisième centenaire de la mort de Poullart des Places.

Maison Mère de la Congrégation du Saint-Esprit
30, rue Lhomond, 5ème arr.

Le collier de l'Impératrice Eugénie, d'un collier de diamants à un collier de pierre…

Le 26 janvier 1853, à l'occasion du mariage de l'Empereur Napoléon III et d'Eugénie de Montijo, Comtesse de Teba, le Conseil Municipal de Paris « vote une somme de 600 000 francs-or pour l’acquisition d’un collier de diamants » destiné à la future Impératrice Eugénie. Mais deux jours plus tard, l’Impératrice refuse le collier, souhaitant qu’avec cet argent, soit créé « un établissement d’éducation gratuite pour les jeunes filles pauvres ». La somme servira à la construction d’un bâtiment situé sur les dépendances de l'ancien marché à fourrages, rue du Faubourg Saintt Antoine, dans le 12ème arrondissement.

L’architecte Hittorff donnera aux bâtiments la forme d’un collier. Inaugurés le 28 décembre 1856, ils abritent encore aujourd’hui l’œuvre de l’Impératrice. L’établissement reçut la dénomination de « Maison Eugène Napoléon », en l’honneur du jeune Prince impérial, Louis-Eugène, né l’année de l’institution en 1856, et qui sera tué en Afrique australe par les Zoulous en 1879. Très tôt, l’œuvre est confiée aux Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, qui éduquent et dotent les jeunes filles pauvres et orphelines. En 1974, elle prend le statut de « Fondation Eugène Napoléon ». Les sœurs se retirent en 1976. La Fondation s’ouvre à la mixité en 1984, mais doit fermer son internat, les locaux n’étant plus aux normes, en 1994. Après douze années de combat difficile, un nouveau projet se met en place, avec l’aide de la Région, de la Mairie de Paris, des Petits Chanteurs à la Croix de Bois et de la Congrégation Notre Dame.

La fresque du chœur de la chapelle évoque l’origine de l’œuvre : L’impératrice offre symboliquement son collier à la Vierge en présence des orphelines de sa Fondation et des Sœurs de St Vincent de Paul.

Fondation Eugène Napoléon
254, rue du Faubourg Saint-Antoine , 12ème arr.
M° Nation

2008/09/05

Bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet)

Hyperactive, Eugénie épuise son entourage. De sa maison natale de Loos-Lez-Lille à la rue de la Barouillère (actuelle rue Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle), à Paris où elle meurt à 46 ans, en 1871, Eugénie Smet est partagée entre un activisme effréné et un découragement régulier. Par contre, deux certitudes intérieures : confiance absolue dans la Providence (elle prendra le nom de Marie de la Providence en devenant religieuse) et préoccupation des âmes du purgatoire. Secours des pauvres, embellissement des autels dans les églises, collecte de fonds pour les missionnaires, elle ne se réserve aucun instant pour elle. Elle regroupe autour d’elle des filles passionnées comme elle et soucieuse d’obtenir le salut des âmes du purgatoire. Pour gagner leur vie, après les prières et le soin gratuit des pauvres à domicile, elles enfilent des perles et préparent les franges des châles pour les Grands Magasins.
Sept ans après, plusieurs religieuses s’embarquent pour la Chine et fondent une communauté à Shanghai. Ainsi la « Société des auxiliatrices du purgatoire » est née, aujourd’hui composée de 800 religieuses réparties dans 25 pays. Eugénie meurt du cancer. Elle expire en murmurant « Charité, charité, charité… »

Son corps repose dans la crypte de la maison mère.

Maison mère des sœurs auxiliatrices des âmes du Purgatoire
16 rue Jean-Baptiste de La Salle, 6ème arr.

M° Vanneau

2008/09/02

Bienheureux Martyrs de Septembre 1792

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au- dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin. « Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. 86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.

La crypte de l’Église Saint Joseph des Carmes abrite de nombreux ossements retrouvés au XIXème siècle. Plusieurs autres souvenirs du massacre sont répartis dans le séminaire : le perron où a eu lieu une partie des exécutions, une salle où le mur garde la trace des baïonnettes ensanglantées. Et quelques lieux où des prisonniers ont pu se cacher.

Eglise Saint-Joseph-des-Carmes
74, rue de Vaugirard, 6ème arr.
M° Rennes

2008/08/04

Abbé Huvelin

Prêtre de Paris (1838 - 1910), Henri Huvelin naît le 7 octobre 1830 à Laon. Très vite après son baccalauréat, il décide de devenir prêtre. L’hostilité de son père envers sa vocation, sans le décourager, lui permet de passer avec succès ses trois agrégations de philosophie, Grec et Lettres après être entré à l’Ecole Normale Supérieure.
Ordonné prêtre en 1867 pour le diocèse de Paris, il est nommé vicaire à Saint-Eugène (9ème arr.), puis, en 1875 à Saint-Augustin (8ème arr.). En raison de son ministère particulier, il s’installe au 6 rue Laborde, où il demeure jusqu’à sa mort.
De 1875 à 1886, l’Abbé Huvelin donne une suite de conférences destinées aux jeunes de 14 à 18 ans, puis des cours d’histoire de l’Eglise et de Morale évangélique qu’écoute une foule accourue de tous les quartiers de Paris.
Dès 1880, Henri Huvelin, est accablé par une maladie, qui devient rapidement un martyre, mais qui ne l’empêche par de confesser à toute heure.
Charles de Foucauld, logeant alors rue de Miromesnil entend parler de lui par sa tante Madame Moitessier et se rend à Saint-Augustin pour le rencontrer. Il retrouve alors la beauté de la vie chrétienne et l’harmonie avec Dieu. On doit mentionner aussi à l’actif de l’éminent directeur de conscience un profond accompagnement du célèbre Littré dans les derniers de sa vie.
L'abbé Huvelin est enterré au cimetière Montmartre le 13 juillet 1910.

Dans la troisième chapelle de la nef de Saint-Augustin à droite, une plaque rappelle la conversion de Charles de Foucauld : « Ici Charles de Foucauld s'est converti en se confessant à l'abbé Huvelin en octobre 1886. Devenu prêtre le 9 juin 1901, il a célébré plusieurs fois la messe dans cette église. »

Eglise Saint-Augustin
Place Saint-Augustin, 8ème arr.
M° Saint-Augustin

Sainte Geneviève, patronne de Paris

Née à Nanterre vers 420, dans une famille gallo-romaine chrétienne, riche et influente, sainte Geneviève persuade les Parisiens de ne pas abandonner leur ville menacée en 451 par les Huns de Attila. Lorsqu’en 475 le chef franc Childéric veut affamer les habitants, elle intervient personnellement et se rend en Champagne pour rapporter des vivres en bateau sur la Seine.
Sa réputation court jusqu’en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommande à sa prière.
Après sa mort vers 500, sainte Geneviève continue de protéger Paris. A plusieurs reprises, la procession de ses reliques à travers la ville écarte l’ennemi. Elle a donné son nom à cette colline qui surplombe la Seine.

A l’intérieur du Panthéon (ex-église Sainte Geneviève), des fresques de Puvis de Chavannes retracent la vie de sainte Geneviève.
Dans l’église Saint-Etienne-du-Mont se trouve la châsse de sainte Geneviève.

Eglise Saint-Etienne-du-Mont
Place Sainte-Geneviève, 5ème arr.
M° Cardinal-Lemoine

Abbé Roussel

L’abbé Louis Roussel (1825-1897) interpelle gentiment un enfant qui, un soir, fouille dans les poubelles :
- Que fais-tu là ?
- Je cherche de quoi manger.
Cet enfant recueilli en 1866 sera le premier d’une longue chaîne aujourd’hui encore ininterrompue.
Très vite, l’abbé Roussel, tout en les préparant à la première communion, enseigne écriture et lecture à ses enfants et un métier : l’Œuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil est née.

Fondation d'Auteuil
40, rue La Fontaine, 16ème arr.
M° Jasmin

2008/08/01

Jean-Paul II

A l'issue de la prière de l'Angélus, en présence de plusieurs milliers de pèlerins rassemblés Place Saint-Pierre, le pape Benoît XVI a rappelé, le dimanche 16 janvier 2011, qu'il présiderait la béatification de Jean-Paul II le 1er mai prochain : « Chers frères et sœurs, comme vous le savez, le 1er mai prochain j'aurai la joie de proclamer bienheureux le vénérable pape Jean-Paul II, mon bien-aimé prédécesseur. ... La date choisie est très significative : ce sera en effet le deuxième dimanche de Pâques, qu'il a lui-même dédié à la Divine Miséricorde, et c'est lors de la vigile du Dimanche de la Miséricorde qu'a pris fin sa vie terrestre », a-t-il dit.

Dans le monde entier, l'annonce de la béatification de Jean-Paul II a été saluée avec une immense joie et nombreux sont ceux qui s'organisent pour assister à la cérémonie. Aucun billet ni aucune invitation ne sera nécessaire. Tous les gens qui souhaitent assister à la cérémonie pourront le faire, c'est ce qu'a affirmé un porte-parole du Vatican, le révérend Ciro Benedettini.

À Paris
- Le 1er mai à Paris, les paroisses de Paris célébreront la messe du dimanche de la Miséricorde en communion avec la messe de béatification de Jean-Paul II.
- Certaines paroisses de Paris retransmettront en direct de Rome la première partie de la célébration de Rome, avant la messe à 11h.
- Le soir les baptisés de Pâques se retrouveront pour la catéchèse et la messe in Albis à la cathédrale Notre Dame.
- Radio Notre-Dame et KTO Télévision (et ktotv.com) retransmettront la messe de béatification en direct de Rome.
- Enfin, le samedi 7 mai à 18h30, le cardinal André Vingt-Trois présidera une messe d’action de grâce en la cathédrale Notre-Dame de Paris à laquelle tous les parisiens seront invités.

«Parvis Notre-Dame - place Jean Paul II» : tel est le nouveau nom du parvis Notre-Dame à Paris.

Eglise de Notre-Dame-de-l’Assomption ou Eglise polonaise
263Bis, rue St Honoré, 1er arr.

Père Guérin

Jeunesse ouvrière chrétienne : trois mots qui forgent une identité.

L'abbé Georges Guérin (1891-1972), vicaire à Clichy, est le fondateur, en 1927, de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) fondée deux ans auparavant par le père belge Cardijn qui deviendra cardinal.
Soutenu par le cardinal Verdier et le cardinal Suhard, le père Guérin en est l’animateur toute sa vie. Il propose aux jeunes ouvriers qu'il rencontre de réfléchir, d'analyser ce qu'ils vivaient, de se former et d'agir. Il les encourage à militer dans des syndicats et à participer à des groupes d'étude de la doctrine sociale de l'Eglise.

La JOC se développe alors dans un contexte industriel et ouvrier de manière fulgurante dans toute la France et devient rapidement un mouvement de masse. Les « jocistes » se sont engagés partout où vivaient des jeunes travailleurs :
- par l’action en faveur des conditions de vie des apprentis et le statut des employées de maisons dans la période d'avant guerre,
- dans les camps de travail parmi la masse des jeunes travailleurs déportés, dans les maquis et les réseaux pendant la guerre 39-45,
- par la création de structures comme les Foyers de Jeunes Travailleurs en 1955, les permanences saison en 1966, les comités de chômeurs et les permanences précarité dans les années 80.

Aujourd’hui, en phase avec les évolutions de la société (banlieues, accès aux études, aux loisirs, mobilité...), la réalité des jeunes de la JOC s'est diversifiée : des jeunes collégiens, lycéens, étudiants s'y engagent ; des jeunes dans des situations de travail très diverses, des jeunes en précarité s'y investissent. Fidèle à son intuition fondatrice, la JOC veut donner à ces jeunes souvent loin des structures civiles et de l'Eglise les moyens à eux aussi d'être acteurs de la société, de prendre la parole pour oser dire l'avenir qu'ils veulent.

Rue du Père Guérin
13ème arr.
M° Place d’Italie

Abbé Esquerré

«Vouloir devenir meilleur… »
« Rien ne se fait en nous sans Dieu, rien ne se fait en nous sans nous ».


L’abbé Louis Esquerré (1863-1931), prêtre de la paroisse Saint-François-Xavier consacre sa vie au service des jeunes et de leur formation humaine par le sport, les loisirs. Il est le fondateur en 1894 de l’œuvre du Bon-Conseil.

Cette association loi 1901 a pour but d'aider les familles dans leur mission éducative et de préparer les jeunes à la vie d'adultes en développant leur sens des responsabilités dans une perspective catholique.

La maison du Bon-Conseil
7, rue Albert-de-Lapparent, 7ème arr.

M° Ségur

Monsieur Olier


Jean-Jacques Olier (1608-1657) ou comme l'on disait alors, Monsieur Olier a vécu une expérience spirituelle très originale.

Destiné par sa famille aux plus hautes charges ecclésiastiques, Jean-Jacques Olier change soudain de vie après ses études. Conseillé par saint Vincent de Paul, il s'oriente d'abord vers l'apostolat des missions. Puis, après une épreuve spirituelle qui dure plus d'une année et qui le libère de son attachement à lui-même, il devient curé de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, de 1642 à 1652. Il fonde, en 1641, le séminaire du même nom et une société de prêtres spécialisée dans la formation des prêtres.
Homme de prière, accompagnateur spirituel renommé, il laisse de nombreux écrits qui montrent clairement son appartenance à ce qu'on a appelé l'École Française de spiritualité, dans la ligne du Cardinal de Bérulle et de Charles de Condren dont il était lui-même le disciple.

Le 20 septembre 2008 marque le 400ème anniversaire de sa naissance.

Eglise Saint-Sulpice
2, rue Palatine, 6ème arr.
M° Saint Sulpice

2008/07/31

Bienheureux Jacques-Désiré Laval

D’abord médecin puis curé de campagne en Normandie, le Père Laval (1803-1864) fut, pendant les vingt-trois dernières années de sa vie, missionnaire à l’île Maurice, auprès des esclaves affranchis.

Après des essais, plus ou moins réussis, de premières études en Normandie, Jacques-Désiré Laval entre au collège Stanislas, 22, rue Notre-Dame-des-Champs et obtient son baccalauréat en 1825.
Il assiste le dimanche aux offices dans l’église de Saint-Sulpice et trouve facilement le chemin de Notre-Dame-des-Victoires. Il suit les processions du Saint-Sacrement. Il vit simplement et se montre généreux pour les pauvres et plein de bonté pour ses amis. Sur ses temps libres, il exerce sa charité dans les rues vétustes et sombres de la rue Mouffetard, sous les ordres de Sœur Rosalie et n’hésite pas à reverser ses petites économies aux malheureux qu’il visite.
Jacques-Désiré entreprend des études de médecine en Sorbonne et, le 21 août 1830, il est reçu docteur avec une thèse sur le rhumatisme articulaire.

Le père Laval a été béatifié par le pape Jean-Paul II le dimanche 29 avril 1979, en la Basilique de Saint-Pierre de Rome. Le dossier pour la canonisation du père Laval est actuellement à Rome, où une commission de médecins l’examine afin de donner un avis compétent, cela suite à tous les témoignages soumis.

Une statue du bienheureux Jacques-Désiré Laval, tenant en mains l’Evangile, exécutée par Jacques Hartmann est située dans le sanctuaire de la Maison des Pères du Saint-Esprit, 30 rue Lhomond.

Pour en savoir plus :
« Jacques-Désiré LAVAL (1803-1864) - Itinéraire d'un bienheureux - De sa Normandie natale à l'île Maurice »
Editions Publibook
Livre de Benoît Smerecki, 240 pages, préfacé par Mgr Maurice E. Piat, évêque de Port-Louis

Saint Ignace de Loyola

Né à Loyola (Guipuzcoa) en 1491, Ignace vit d'abord à la cour des Grands, puis se consacre à la vie militaire. Blessé au siège de Pampelune, il se convertit durant sa convalescence, ne brûlant que du désir de suivre les pas du Christ. Retiré à Manrèse, il y vit une expérience spirituelle dont il transpose l'essentiel dans le livre des Exercices Spirituels.
Il étudie la théologie à Paris. C'est là aussi qu'il pose les premières fondations de la Compagnie de Jésus. Ordonné prêtre à Venise en 1537, il se rend à Rome la même année. Trois ans plus tard, en 1540, il y fonde la Compagnie ; il en est élu le premier Préposé Général, au début de l'année suivante.

Il contribue de mille manières à la restauration catholique du XVIème siècle et est à l'origine d'une nouvelle activité missionnaire de l'Église. Il meurt à Rome en 1556.

Le Martyrium (18ème arr.) est le lieu de naissance spirituelle de la Compagnie de Jésus qui sera officiellement reconnue par le pape Paul III (1540) et reste marqué par le souvenir de Saint Ignace de Loyola.
Saint Ignace fut canonisé par Grégoire XV le 12 mars 1622. Une église, bâtie en 1855, dans le 6ème arrondissement, lui est dédiée, dans l'enceinte d'Etudes des Pères Jésuites.

Eglise Saint Ignace
33, rue de Sèvres, 6ème arr.

Saint Louis (Louis IX)

Saint Louis (1214-1270) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.
Toute sa vie, il s'efforce de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d'homme d'Etat. Les souverains d'Europe font appel à sa sagesse.
Sa foi le conduit dans toute sa vie. Louis est un époux passionné, très prévenant, et fort attentif à l'éducation de ses onze enfants. Il mène une vie frugale, s'impose jeûne et pénitence, rend visite aux pauvres et aux lépreux. Il se fait bâtir, en 1239, dans son palais (l'actuel Palais de Justice) la Sainte-Chapelle pour abriter les reliques de la Passion.

Saint Louis veille sur les pauvres et les malades, et fonde, en 1254, l'hôpital des Quinze-Vingts pour soigner spécialement les maladies des yeux.

L'esprit de l'époque le pousse à partir en croisade pour délivrer le tombeau du Christ. Ce sera un échec. Il meurt devant Tunis, à 56 ans. Il fut canonisé par le pape Boniface VIII en 1297.

De nombreuses églises lui sont dédiées à Paris.

Eglise Saint-Louis-en-l'Ile
19, rue Saint-Louis-en-l'Ile, 4ème arr.

M° Pont Marie

2008/07/11

Vers la canonisation du bienheureux Damien de Veuster, Apôtre des Lépreux

Le 3 juillet 2008, Benoît XVI, dans la matinée, a reçu le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le Cardinal José Saraiva Martins. Il a autorisé la promulgation du décret reconnaissant le miracle du bienheureux Damien de Veuster, missionnaire ayant oeuvré dans la deuxième moitié du XIXème siècle auprès des lépreux sur l'île de Molokai (Hawaii).

Cet acte du Saint-Père permet donc d'espérer la canonisation prochaine de l'Apôtre des Lépreux. La date de la canonisation sera fixée lors d'un prochain consistoire. Celle-ci se fera en concertation avec le cardinal Danneels, des responsables d'Hawaii, et la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Picpus), famille religieuse du Père Damien.

Joseph De Veuster, né le 3 janvier 1840, à Ninde-Tremelo, dans une famille d'exploitant agricoles modestes, choisit à l'âge de 19 ans d'entrer en religion comme père-missionnaire chez les Pères Picpus. Il prononça ses vœux à Paris sous le nom de Père Damien et partit peu après comme missionnaire à Hawaï où il fut ordonnée prêtre.

Plus de 13 ans après sa béatification par Jean-Paul II, à Bruxelles, en juin 1995, Damien de Veuster, dont la fête liturgique est fixée au 10 mai, sera donc le Saint pour les Lépreux que demandait Mère Teresa.

Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
37 rue de Picpus, 12ème arr.

Louis et Zélie Martin


Quelque 15 000 fidèles ont assisté le dimanche 19 octobre 2008 à la béatification des parents de sainte Thérèse. Benoît XVI a autorisé, le jeudi 3 juillet 2008, la publication d'un décret de la Congrégation des causes des saints reconnaissant un miracle attribué à l'intercession de Louis et Zélie Martin. La canonisation est prévue le 18 octobre 2015.

Horloger, Louis Martin naquit à Bordeaux en 1823 et s’éteignit à Arnières (Eure) en 1894. Dentellière, son épouse, Marie-Zélie, née Guérin, vit le jour à Saint-Denis-sur-Sarthon (Orne) et mourut à Alençon en 1877.
Canonisée en 1925, Thérèse disait d’eux qu’elle avait eu des parents « plus dignes du Ciel que de la terre ». Jean-Paul II les avait déclarés "vénérables" le 26 mars 1994.

Sainte Thérèse écrivait : "Arrivés à Paris, papa nous en fit visiter toutes les merveilles. Pour moi, je n'en trouvais qu'une seule qui me ravis : Notre-Dame des Victoires. Ah ! Ce que j'ai senti à ses pieds, je ne pourrai le dire… Les grâces qu'elle m'accorda m'émurent si profondément que mes larmes seules traduisirent mon bonheur."

Une chapelle dédiée aux bienheureux Louis et Zélie Martin a été aménagée par Félicie d'Estienne d'Orves, à Notre-Dame des Victoires et inaugurée le 16 janvier 2012.

Basilique de Notre-Dame des Victoires
4Place des Petits Pères, 2ème arr.

M° Bourse

2008/06/23

Bienheureux Charles de Foucauld

Le 1er décembre 1916, le libertin devenu ermite est assassiné à Tamanrasset.

En cette fin d'année 1916, le père Charles de Foucauld est tué dans son ermitage de Tamanrasset, au cœur du Sahara algérien. Il a 58 ans. On ne sait s'il a été assassiné par des bandits touaregs ou tué par inadvertance par le jeune Bédouin chargé de le protéger.

Issu d'une riche famille de Strasbourg, le vicomte Charles-Eugène de Foucauld sort dernier de l'école de cavalerie de Saumur. Il se signale en Algérie par ses conquêtes féminines et gagne le surnom de "lettré fêtard". Il quitte l'armée à 24 ans et dilapide la fortune familiale. Il se convertit soudain lors d'un passage à Paris, à l'église Saint-Augustin. Il a 28 ans. Après un séjour en Terre sainte, Charles de Foucauld est ordonné prêtre le 9 juin 1901. Il retourne alors en Algérie.

En 1905, il s'installe dans une cabane en pierre à Tamanrasset, au cœur du Hoggar. Il apprend la langue des Touaregs et caresse le rêve de les convertir, sans se faire d'illusion sur la difficulté de la tâche. Mais il les défend aussi contre les abus de l'autorité coloniale.
Son exemple, fait d'humilité et d'ouverture aux autres, a inspiré nombre de groupes religieux rassemblés au sein d'une association, Famille spirituelle Charles de Foucauld.

L'officier libertin devenu ermite a été béatifié le 13 novembre 2005, par le pape Benoît XVI.

En octobre 1886, frère Charles de Foucauld reçut la grâce de la conversion au confessionnal de l'abbé Huvelin, à l'église Saint-Augustin. Cette chapelle du confessionnal lui est consacrée.

Eglise Saint-Augustin
Place Saint-Augustin, 8ème arr.

M° Saint-Augustin

2008/06/20

Visite du pape Benoît XVI à Paris

Samedi 13 septembre 2008
Messe avec le Pape sur l’Esplanade des Invalides

L’Esplanade des Invalides a été choisie pour permettre à tous de participer en présence du Saint-Père le samedi 13 septembre 2008 à 10 h.

À 8 h, prière des laudes animée par des communautés religieuses.
À 9 h 30, arrivée du pape et parcours en papamobile sur l’Esplanade.
À 10 h, célébration de l’eucharistie avec le pape.

- Prévoir votre arrivée avant 8 h 30, fin de la mise en place du centre de l’Esplanade et fermeture des allées principales.
- Métro et RER fonctionneront normalement. Les stations Invalides, Varenne et La Tour Maubourg seront fermées : utilisez les stations les plus proches.
- La circulation automobile sera fermée dans les rues à proximité des Invalides. Seuls les autocars spécialement autorisés pourront accéder aux rues desservant l’Esplanade et y stationner. Cette autorisation est à demander à autocars@papeaparis.org. Il est conseillé aux autocars d’arriver avant 7 h 30.
- Les prêtres qui souhaitent concélébrer autour du podium se présenteront avant 7 h 45 avec une étole blanche et un celebret.
- Pour des raisons de sécurité, bagages et grands sacs, bouteilles en verre, cartouches de gaz, grands drapeaux, banderoles, pancartes ou écriteaux ne seront pas permis sur l’Esplanade.
- Il sera possible aux groupes qui le souhaitent de rester sur l’Esplanade des Invalides au-delà de la célébration.

A l’issue de sa visite à Paris, le Pape se rendra à Lourdes en pèlerinage pour le 150e anniversaire des Apparitions.

Bienheureuses carmélites de Compiègne

Les seize carmélites, rendues célèbres par Bernanos, sont du couvent de Compiègne, qui doit fermer ses portes en 1792. elles s'installent "en ville", à Paris, où elles sont arrêtées et guillotinées le 17 juillet 1794, sur la place du Trône, (actuellement place de la Nation), pour avoir refusé de renoncer à leurs vœux monastiques. Leur passage à l'échafaud, en chantant le Veni creator, laisse un témoignage saisissant. Leurs corps et leurs têtes sont jetés de nuit dans une des deux fosses communes du Cimetière de Picpus.
Les carmélites de Compiègne sont béatifiées le 27 mai 1906, par le pape Pie X.

Cimetière de Picpus
35, rue de Picpus, 12ème arr.
M° Picpus

2008/06/13

Sœur Emmanuelle est morte à l'âge de 99 ans

"Je compte sur vous, Yalla !"
Sœur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée le lundi 20 octobre 2008. "Conformément à sa volonté, ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris", selon le communiqué d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle. "Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière", la religieuse franco-belge allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre prochain.

Née le 16 novembre 1908 à Bruxelles, Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin perd son père à 6 ans. A 23 ans, elle prononce ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre-Dame de Sion. Après avoir enseigné en Turquie et en Tunisie, elle se met au service des exclus et éprouve un « coup de foudre » pour l’Egypte.

Marchant dans la lignée de l'abbé Pierre ou de mère Teresa, elle décide de partager, en 1971, la vie des chiffonniers du Caire. Elle y ouvre un centre dispensaire, maternité, jardins d’enfants…

En 1980, elle lance l’association Asmae (Association sœur Emmanuelle). Son objectif : l’action au service des enfants défavorisés dans les domaines de l’éducation et de la santé. « Viser l’autonomie, éviter l’assistanat » est une des devises de sœur Emmanuelle.

Sœur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de Commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élevée, par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 Grand Officier de la Légion d'honneur. Elle décéde dans une maison de retraite liée à sa congrégation à Callian, dans le Var.

Asmae
Sœur Emmanuelle
Agir pour l'enfance défavorisée
26, bd de Strasbourg

Paris, 10ème arr.

2008/06/12

Monseigneur Darboy


Ordonné prêtre en 1836, Monseigneur Georges Darboy (1813-1871) est d’abord vicaire à Paris puis évêque de Nancy. Il devient archevêque de Paris en 1863. Il agit notamment en faveur de l’éducation du clergé. Lors du concile Vatican I, il se montra quelque peu réservé, gallican, mais à son retour , il envoie un acte d’adhésion personnelle sans réserve.

Un mois plus tard, le 5 avril, il est arrêté par la Commune de Paris et fusillé comme otage pendant la Semaine sanglante, le 24 mai 1871, avec cinq autres ecclésiastiques, à la prison de la Roquette. Il mourut en bénissant ses bourreaux.

Après la Commune, des obsèques nationales furent célébrées pour lui et les autres otages.
Sa sépulture est à Notre-Dame.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
6 Parvis Notre-Dame - Place Jean-Paul II, 4ème arr.
M° Cité

2008/03/21

Reliques de la passion


Les reliques de la Passion présentées à Notre-Dame de Paris sont constituées par un morceau de la Croix conservée à Rome et ramené par Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, un clou de la Passion et la Sainte Couronne d’épines.

Parmi ces reliques, la Sainte Couronne est, sans doute, la plus précieuse et la plus vénérée. Son authenticité ne peut être rigoureusement attestée malgré toutes les études et recherches historiques et scientifiques effectuées. Mais une chose est sûre : elle est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la Chrétienté.

La vénération de ces reliques présentées aux fidèles a lieu chaque premier vendredi du mois à 15h00, chaque vendredi de carême à 15h00 et le Vendredi Saint de 10h00 à 17h00.

2008/02/29

Paulin Enfert

Paulin Enfert (1853-1922), modeste employé d’une compagnie d’assurances, est le fondateur d’œuvres chrétiennes pour la jeunesse déshéritée. Il rassemble les enfants désœuvrés du quartier pauvre de la Maison Blanche, à Paris. Il leur parle, leur enseigne le catéchisme, leur propose des jeux. Il tient ses réunions sur les fortifications de Paris, près de la Porte d’Italie. Une roulotte de nomade sert d’abri en cas d’intempéries. Paulin Enfert accueille aussi des orphelins et les met en apprentissage.

L’association caritative de la Mie de Pain, créée en décembre 1891 pour le bidonville du quartier de la Maison Blanche, continue jusqu’à aujourd’hui selon son principe d’origine : « On met des mies de pain aux fenêtres pour les oiseaux ; pourquoi pas pour les hommes ? ». Cette année-là est organisée la première soupe populaire pour Noël.

Malgré le décès de Paulin Enfert en 1922, les activités se développent dans le même esprit. A partir de 1945, la Mie de Pain recueille les "clochards" rejetés par la société, sans perdre de vue son objectif d’éducation en construisant le Foyer de Jeunes Travailleurs Paulin Enfert. En 1984, l’Association des OEuvres de la Mie de Pain est reconnue d’utilité publique.

L'Exposition « Paulin Enfert, apôtre de la Charité dans le 13ème arrondissement », dans l’église « Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles », située au 186, rue de Tolbiac (13ème arr.) est prolongée jusqu'au dimanche 16 Mars 2008.

La Mie de Pain
18, rue Charles Fourier, 13ème arr.
M° Tolbiac

2008/02/26

Abbé Carton

L'abbé Carton (1813-1887), curé de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge, au XIXème siècle, est le fondateur, en 1878, de l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours, ouvert aux plus démunis.

Eglise St-Pierre-de-Montrouge
82, avenue du Général Leclerc, 14ème arr.
M° Alésia

2008/02/20

Abbé de l'Epée

L'abbé Charles-Michel de l'Epée (1712-1789) prend sous sa protection deux jeunes sourdes. Il s'efforce de leur donner une éducation correcte. Il invente pour cela un certain nombre de signes qui deviendront le langage par signes naturels.

Ses premiers efforts étant couronnés de succès, il fonde en 1753 ce qui deviendra l'Institut national des Jeunes Sourds dont l'entrée est rue Saint-Jacques (5ème arr.)
Il est inhumé à l'église Saint-Roch.

Eglise Saint-Roch
Rue Saint-Roch, 1er arr.

2008/02/15

Bienheureux Daniel Brottier

Le père Daniel Brottier (1876-1936) est un véritable héros : missionnaire spiritain au Sénégal, éducateur hors pair, aumônier volontaire dans les tranchées, au front durant la première guerre mondiale, il reste avant tout, pour un vaste public, celui qui a redressé et épanoui, en une douzaine d'années, l'œuvre des "Orphelins Apprentis d'Auteuil", apôtre intrépide dont on admire la générosité et l'ingéniosité au secours des enfants en détresse.

Le Père Brottier sera béatifié en 1984, par Jean-Paul II.

La Fondation d'Auteuil est une œuvre du diocèse de Paris, qui se met au service des enfants orphelins ou non, en grande difficulté familiale et sociale. Dans la chapelle Sainte-Thérése-de-l'Enfant-Jésus repose le corps du père Brottier depuis sa mort en 1936.

Fondation d'Auteuil
40, rue La Fontaine, 16ème arr.
M° Jasmin