2008/07/31

Bienheureux Jacques-Désiré Laval

D’abord médecin puis curé de campagne en Normandie, le Père Laval (1803-1864) fut, pendant les vingt-trois dernières années de sa vie, missionnaire à l’île Maurice, auprès des esclaves affranchis.

Après des essais, plus ou moins réussis, de premières études en Normandie, Jacques-Désiré Laval entre au collège Stanislas, 22, rue Notre-Dame-des-Champs et obtient son baccalauréat en 1825.
Il assiste le dimanche aux offices dans l’église de Saint-Sulpice et trouve facilement le chemin de Notre-Dame-des-Victoires. Il suit les processions du Saint-Sacrement. Il vit simplement et se montre généreux pour les pauvres et plein de bonté pour ses amis. Sur ses temps libres, il exerce sa charité dans les rues vétustes et sombres de la rue Mouffetard, sous les ordres de Sœur Rosalie et n’hésite pas à reverser ses petites économies aux malheureux qu’il visite.
Jacques-Désiré entreprend des études de médecine en Sorbonne et, le 21 août 1830, il est reçu docteur avec une thèse sur le rhumatisme articulaire.

Le père Laval a été béatifié par le pape Jean-Paul II le dimanche 29 avril 1979, en la Basilique de Saint-Pierre de Rome. Le dossier pour la canonisation du père Laval est actuellement à Rome, où une commission de médecins l’examine afin de donner un avis compétent, cela suite à tous les témoignages soumis.

Une statue du bienheureux Jacques-Désiré Laval, tenant en mains l’Evangile, exécutée par Jacques Hartmann est située dans le sanctuaire de la Maison des Pères du Saint-Esprit, 30 rue Lhomond.

Pour en savoir plus :
« Jacques-Désiré LAVAL (1803-1864) - Itinéraire d'un bienheureux - De sa Normandie natale à l'île Maurice »
Editions Publibook
Livre de Benoît Smerecki, 240 pages, préfacé par Mgr Maurice E. Piat, évêque de Port-Louis

Saint Ignace de Loyola

Né à Loyola (Guipuzcoa) en 1491, Ignace vit d'abord à la cour des Grands, puis se consacre à la vie militaire. Blessé au siège de Pampelune, il se convertit durant sa convalescence, ne brûlant que du désir de suivre les pas du Christ. Retiré à Manrèse, il y vit une expérience spirituelle dont il transpose l'essentiel dans le livre des Exercices Spirituels.
Il étudie la théologie à Paris. C'est là aussi qu'il pose les premières fondations de la Compagnie de Jésus. Ordonné prêtre à Venise en 1537, il se rend à Rome la même année. Trois ans plus tard, en 1540, il y fonde la Compagnie ; il en est élu le premier Préposé Général, au début de l'année suivante.

Il contribue de mille manières à la restauration catholique du XVIème siècle et est à l'origine d'une nouvelle activité missionnaire de l'Église. Il meurt à Rome en 1556.

Le Martyrium (18ème arr.) est le lieu de naissance spirituelle de la Compagnie de Jésus qui sera officiellement reconnue par le pape Paul III (1540) et reste marqué par le souvenir de Saint Ignace de Loyola.
Saint Ignace fut canonisé par Grégoire XV le 12 mars 1622. Une église, bâtie en 1855, dans le 6ème arrondissement, lui est dédiée, dans l'enceinte d'Etudes des Pères Jésuites.

Eglise Saint Ignace
33, rue de Sèvres, 6ème arr.

Saint Louis (Louis IX)

Saint Louis (1214-1270) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.
Toute sa vie, il s'efforce de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d'homme d'Etat. Les souverains d'Europe font appel à sa sagesse.
Sa foi le conduit dans toute sa vie. Louis est un époux passionné, très prévenant, et fort attentif à l'éducation de ses onze enfants. Il mène une vie frugale, s'impose jeûne et pénitence, rend visite aux pauvres et aux lépreux. Il se fait bâtir, en 1239, dans son palais (l'actuel Palais de Justice) la Sainte-Chapelle pour abriter les reliques de la Passion.

Saint Louis veille sur les pauvres et les malades, et fonde, en 1254, l'hôpital des Quinze-Vingts pour soigner spécialement les maladies des yeux.

L'esprit de l'époque le pousse à partir en croisade pour délivrer le tombeau du Christ. Ce sera un échec. Il meurt devant Tunis, à 56 ans. Il fut canonisé par le pape Boniface VIII en 1297.

De nombreuses églises lui sont dédiées à Paris.

Eglise Saint-Louis-en-l'Ile
19, rue Saint-Louis-en-l'Ile, 4ème arr.

M° Pont Marie

2008/07/11

Vers la canonisation du bienheureux Damien de Veuster, Apôtre des Lépreux

Le 3 juillet 2008, Benoît XVI, dans la matinée, a reçu le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le Cardinal José Saraiva Martins. Il a autorisé la promulgation du décret reconnaissant le miracle du bienheureux Damien de Veuster, missionnaire ayant oeuvré dans la deuxième moitié du XIXème siècle auprès des lépreux sur l'île de Molokai (Hawaii).

Cet acte du Saint-Père permet donc d'espérer la canonisation prochaine de l'Apôtre des Lépreux. La date de la canonisation sera fixée lors d'un prochain consistoire. Celle-ci se fera en concertation avec le cardinal Danneels, des responsables d'Hawaii, et la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Picpus), famille religieuse du Père Damien.

Joseph De Veuster, né le 3 janvier 1840, à Ninde-Tremelo, dans une famille d'exploitant agricoles modestes, choisit à l'âge de 19 ans d'entrer en religion comme père-missionnaire chez les Pères Picpus. Il prononça ses vœux à Paris sous le nom de Père Damien et partit peu après comme missionnaire à Hawaï où il fut ordonnée prêtre.

Plus de 13 ans après sa béatification par Jean-Paul II, à Bruxelles, en juin 1995, Damien de Veuster, dont la fête liturgique est fixée au 10 mai, sera donc le Saint pour les Lépreux que demandait Mère Teresa.

Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
37 rue de Picpus, 12ème arr.

Louis et Zélie Martin


Quelque 15 000 fidèles ont assisté le dimanche 19 octobre 2008 à la béatification des parents de sainte Thérèse. Benoît XVI a autorisé, le jeudi 3 juillet 2008, la publication d'un décret de la Congrégation des causes des saints reconnaissant un miracle attribué à l'intercession de Louis et Zélie Martin. La canonisation est prévue le 18 octobre 2015.

Horloger, Louis Martin naquit à Bordeaux en 1823 et s’éteignit à Arnières (Eure) en 1894. Dentellière, son épouse, Marie-Zélie, née Guérin, vit le jour à Saint-Denis-sur-Sarthon (Orne) et mourut à Alençon en 1877.
Canonisée en 1925, Thérèse disait d’eux qu’elle avait eu des parents « plus dignes du Ciel que de la terre ». Jean-Paul II les avait déclarés "vénérables" le 26 mars 1994.

Sainte Thérèse écrivait : "Arrivés à Paris, papa nous en fit visiter toutes les merveilles. Pour moi, je n'en trouvais qu'une seule qui me ravis : Notre-Dame des Victoires. Ah ! Ce que j'ai senti à ses pieds, je ne pourrai le dire… Les grâces qu'elle m'accorda m'émurent si profondément que mes larmes seules traduisirent mon bonheur."

Une chapelle dédiée aux bienheureux Louis et Zélie Martin a été aménagée par Félicie d'Estienne d'Orves, à Notre-Dame des Victoires et inaugurée le 16 janvier 2012.

Basilique de Notre-Dame des Victoires
4Place des Petits Pères, 2ème arr.

M° Bourse