En 1885, le pape Léon XIII le déclare "patron de toutes les œuvres charitables".
Chapelle Saint-Vincent-de-Paul et Maison mère des Lazariste
95, rue de Sèvres, 6ème arr.
M° Vanneau
Béatifier un jeune homme guillotiné pour meurtre par la justice française !
Fils de Georges Fesch, banquier et artiste belge, descendant du cardinal Joseph Fesch, oncle maternel de Napoléon Bonaparte, Jacques Fesch (1930-1957) épousa Pierrette à Strasbourg, le 5 juin 1951, enceinte de leur fille Véronique. Jacques Fesch est aussi le père d’un fils d’une autre union, Gérard. Projetant d’acheter un voilier, il attaqua, le 25 février 1954, rue Vivienne, à Paris, le changeur Sylberstein pour lui voler des pièces d’or, en tentant de l’assommer. Mais la victime réussit à appeler à l’aide, et Jacques Fesch fut poursuivi par un agent de police, Jean-Baptiste Vergne. Se retournant, Jacques Fesch qui gardait son revolver dans sa poche, tira au jugé, étant très myope et ayant perdu ses lunettes. C’est le drame. Le policier est atteint en plein cœur. Jacques Fesch est arrêté quelques minutes plus tard dans le métro.
Son procès a lieu dans un climat terrible : l’opinion publique et les journaux se prononcent pour l’exécution. Mais pendant son incarcération, Jacques Fesch manifeste un profond regret de ce crime commis dans un moment de panique, et se tourne vers Dieu, retrouvant la foi perdue dans sa jeunesse. Il vit trois ans et demi d’un véritable cheminement mystique. Il s’en ouvre dans sa correspondance avec des proches, notamment le frère Thomas et sa belle-mère, et recueille ses pensées dans son journal.
Jacques Fesch est guillotiné le 1er octobre 1957 dans la cour de la prison de la Santé par le bourreau André Obrecht.
Dans l’après-midi du 4 mai 1897, une foule élégante se presse à la traditionnelle vente de bienfaisance organisée par le Bazar de la Charité, association philanthropique qui regroupe les grands noms de l’aristocratie parisienne trouvant là matière à mêler charité et mondanités. L'objet est d'assurer la vente d'objets, lingeries et colifichets divers, au profit des plus démunis.
Cette année-là, on a aménagé rue Jean-Goujon un vaste hangar en bois orné de décors en carton-pâte reconstituant une rue médiévale. Dans un petit local est proposée une nouvelle attraction : une séance de cinématographe.
Offrant l'exemple d'une mort véritablement chrétienne, la Duchesse d'Alençon (1847-1897) sacrifie sa vie pour épargner celles des dames et des jeunes filles qui la secondaient à son stand. En apprenant la tragédie, le duc d'Aumale, son oncle bien-aimé, est foudroyé par une crise cardiaque et sa sœur, l'impératrice d'Autriche, prédit : « nous mourrons tous de mort violente ». Elle est assassinée à Genève l'année suivante par un anarchiste...
Monument funéraire de Sophie-Charlotte de Bavière, duchesse d'Alençon, morte dans l'incendie du Bazar de la Charité (4 mai 1897)
Le 14 mars 1800, et après 104 jours de conclave, le cardinal Chiaramonti est élu pape par des cardinaux réunis à Venise : Pie VII (1742-1823), succède à Pie VI surnommé "le dernier pape" par les révolutionnaires. Rome est alors occupée par les troupes françaises qui y ont proclamé la République, et l'esprit des Lumières et de la Révolution est alors fermement ancré dans les consciences.
Le nom de Joseph Wresinski, fils d’un mécanicien polonais et d’une institutrice espagnole émigrés, parqués dans un camp pour "civils de nationalité étrangère suspects", est aujourd’hui gravé dans le marbre du Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro). Ce prêtre, fondateur d’Aide à Toute Détresse Quart Monde, a fait de la lutte contre la misère un devoir sacré.
A sa suite, des familles très pauvres, des volontaires permanents engagés dans la durée, et des milliers de personnes se lèvent pour refuser la misère. Son souhait : "Que l'Eglise s'identifie à la misère odieuse, repoussante de notre temps. Qu'elle s'identifie une nouvelle fois à elle-même, se faisant aimer des plus pauvres et transmettant cet amour vécu et partagé au monde."
Le 21 août 1997, le pape Jean Paul II, marque son arrivée à Paris à l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse par un temps de recueillement devant la Dalle du Trocadéro en hommage au Père Joseph Wresinski.
Le père Joseph Wresinski est actuellement en "procès de béatification" à Rome.
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