2008/06/13

Sœur Emmanuelle est morte à l'âge de 99 ans

"Je compte sur vous, Yalla !"
Sœur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée le lundi 20 octobre 2008. "Conformément à sa volonté, ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris", selon le communiqué d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle. "Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière", la religieuse franco-belge allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre prochain.

Née le 16 novembre 1908 à Bruxelles, Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin perd son père à 6 ans. A 23 ans, elle prononce ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre-Dame de Sion. Après avoir enseigné en Turquie et en Tunisie, elle se met au service des exclus et éprouve un « coup de foudre » pour l’Egypte.

Marchant dans la lignée de l'abbé Pierre ou de mère Teresa, elle décide de partager, en 1971, la vie des chiffonniers du Caire. Elle y ouvre un centre dispensaire, maternité, jardins d’enfants…

En 1980, elle lance l’association Asmae (Association sœur Emmanuelle). Son objectif : l’action au service des enfants défavorisés dans les domaines de l’éducation et de la santé. « Viser l’autonomie, éviter l’assistanat » est une des devises de sœur Emmanuelle.

Sœur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de Commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élevée, par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 Grand Officier de la Légion d'honneur. Elle décéde dans une maison de retraite liée à sa congrégation à Callian, dans le Var.

Asmae
Sœur Emmanuelle
Agir pour l'enfance défavorisée
26, bd de Strasbourg

Paris, 10ème arr.

2008/06/12

Monseigneur Darboy


Ordonné prêtre en 1836, Monseigneur Georges Darboy (1813-1871) est d’abord vicaire à Paris puis évêque de Nancy. Il devient archevêque de Paris en 1863. Il agit notamment en faveur de l’éducation du clergé. Lors du concile Vatican I, il se montra quelque peu réservé, gallican, mais à son retour , il envoie un acte d’adhésion personnelle sans réserve.

Un mois plus tard, le 5 avril, il est arrêté par la Commune de Paris et fusillé comme otage pendant la Semaine sanglante, le 24 mai 1871, avec cinq autres ecclésiastiques, à la prison de la Roquette. Il mourut en bénissant ses bourreaux.

Après la Commune, des obsèques nationales furent célébrées pour lui et les autres otages.
Sa sépulture est à Notre-Dame.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
6 Parvis Notre-Dame - Place Jean-Paul II, 4ème arr.
M° Cité

2008/03/21

Reliques de la passion


Les reliques de la Passion présentées à Notre-Dame de Paris sont constituées par un morceau de la Croix conservée à Rome et ramené par Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, un clou de la Passion et la Sainte Couronne d’épines.

Parmi ces reliques, la Sainte Couronne est, sans doute, la plus précieuse et la plus vénérée. Son authenticité ne peut être rigoureusement attestée malgré toutes les études et recherches historiques et scientifiques effectuées. Mais une chose est sûre : elle est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la Chrétienté.

La vénération de ces reliques présentées aux fidèles a lieu chaque premier vendredi du mois à 15h00, chaque vendredi de carême à 15h00 et le Vendredi Saint de 10h00 à 17h00.

2008/02/29

Paulin Enfert

Paulin Enfert (1853-1922), modeste employé d’une compagnie d’assurances, est le fondateur d’œuvres chrétiennes pour la jeunesse déshéritée. Il rassemble les enfants désœuvrés du quartier pauvre de la Maison Blanche, à Paris. Il leur parle, leur enseigne le catéchisme, leur propose des jeux. Il tient ses réunions sur les fortifications de Paris, près de la Porte d’Italie. Une roulotte de nomade sert d’abri en cas d’intempéries. Paulin Enfert accueille aussi des orphelins et les met en apprentissage.

L’association caritative de la Mie de Pain, créée en décembre 1891 pour le bidonville du quartier de la Maison Blanche, continue jusqu’à aujourd’hui selon son principe d’origine : « On met des mies de pain aux fenêtres pour les oiseaux ; pourquoi pas pour les hommes ? ». Cette année-là est organisée la première soupe populaire pour Noël.

Malgré le décès de Paulin Enfert en 1922, les activités se développent dans le même esprit. A partir de 1945, la Mie de Pain recueille les "clochards" rejetés par la société, sans perdre de vue son objectif d’éducation en construisant le Foyer de Jeunes Travailleurs Paulin Enfert. En 1984, l’Association des OEuvres de la Mie de Pain est reconnue d’utilité publique.

L'Exposition « Paulin Enfert, apôtre de la Charité dans le 13ème arrondissement », dans l’église « Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles », située au 186, rue de Tolbiac (13ème arr.) est prolongée jusqu'au dimanche 16 Mars 2008.

La Mie de Pain
18, rue Charles Fourier, 13ème arr.
M° Tolbiac

2008/02/26

Abbé Carton

L'abbé Carton (1813-1887), curé de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge, au XIXème siècle, est le fondateur, en 1878, de l'hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours, ouvert aux plus démunis.

Eglise St-Pierre-de-Montrouge
82, avenue du Général Leclerc, 14ème arr.
M° Alésia

2008/02/20

Abbé de l'Epée

L'abbé Charles-Michel de l'Epée (1712-1789) prend sous sa protection deux jeunes sourdes. Il s'efforce de leur donner une éducation correcte. Il invente pour cela un certain nombre de signes qui deviendront le langage par signes naturels.

Ses premiers efforts étant couronnés de succès, il fonde en 1753 ce qui deviendra l'Institut national des Jeunes Sourds dont l'entrée est rue Saint-Jacques (5ème arr.)
Il est inhumé à l'église Saint-Roch.

Eglise Saint-Roch
Rue Saint-Roch, 1er arr.

2008/02/15

Bienheureux Daniel Brottier

Le père Daniel Brottier (1876-1936) est un véritable héros : missionnaire spiritain au Sénégal, éducateur hors pair, aumônier volontaire dans les tranchées, au front durant la première guerre mondiale, il reste avant tout, pour un vaste public, celui qui a redressé et épanoui, en une douzaine d'années, l'œuvre des "Orphelins Apprentis d'Auteuil", apôtre intrépide dont on admire la générosité et l'ingéniosité au secours des enfants en détresse.

Le Père Brottier sera béatifié en 1984, par Jean-Paul II.

La Fondation d'Auteuil est une œuvre du diocèse de Paris, qui se met au service des enfants orphelins ou non, en grande difficulté familiale et sociale. Dans la chapelle Sainte-Thérése-de-l'Enfant-Jésus repose le corps du père Brottier depuis sa mort en 1936.

Fondation d'Auteuil
40, rue La Fontaine, 16ème arr.
M° Jasmin